« Je manque de confiance en moi. »
C’est une phrase que j’entends très souvent.
Mais quand je demande :
« Qu’est-ce que ça veut dire exactement pour vous, manquer de confiance en soi ? »
les réponses sont rarement les mêmes.
Pour l’une, c’est ne pas réussir à prendre une décision sans demander plusieurs avis.
Pour une autre, c’est revérifier son travail encore et encore parce qu’elle doute de ce qu’elle a fait.
Pour une autre encore, c’est ne pas oser dire non, prendre sa place, s’affirmer face à sa hiérarchie ou exprimer un désaccord dans son couple.
Parfois, c’est savoir ce qu’on voudrait faire… mais rester bloquée au moment de passer à l’action.
Parfois encore, c’est beaucoup plus diffus :
« Je ne sais plus si ce que je ressens est juste. »
« Je ne sais plus quoi penser. »
« Je change d’avis tout le temps. »
« Dès que quelqu’un remet mon choix en question, je doute à nouveau. »
Et tout cela finit par être rangé dans la même case :
Je manque de confiance en moi.
Comme si nous avions déjà identifié le problème.
Alors que pas forcément.
Parce que derrière un manque de confiance en soi peuvent se cacher des réalités très différentes.
Et si nous les confondons, nous risquons de passer beaucoup de temps à essayer de retrouver confiance en nous… en travaillant au mauvais endroit.
Le manque de confiance en soi est devenu un immense fourre-tout
Pendant des années, le développement personnel nous a beaucoup parlé de confiance en soi.
Il faudrait oser davantage.
Sortir de sa zone de confort.
S’affirmer.
Croire en soi.
Passer à l’action.
Arrêter de douter.
Et certains de ces conseils peuvent évidemment être utiles.
Mais ils partent souvent d’un présupposé :
si quelqu’un dit manquer de confiance en lui, nous savons ce que cela signifie.
Or ce n’est pas si simple.
Derrière :
« Je manque de confiance en moi »
j’entends régulièrement plusieurs réalités :
« Je ne me crois pas capable. »
« Je ne suis pas assez. »
« Je ne m’autorise pas. »
« Je ne sais plus à quoi me fier en moi. »
Et parfois, plusieurs d’entre elles se mélangent.
C’est justement là que les choses deviennent intéressantes.
Parce qu’on ne travaillera pas de la même manière un problème de capacité, un manque d’estime de soi, un problème de légitimité ou une perte de repères.
Avant de chercher comment avoir davantage confiance en soi, il faudrait donc peut-être commencer par comprendre ce qui manque réellement.
- « Je ne me crois pas capable » : là, la question de la confiance est centrale
C’est probablement ce qui se rapproche le plus de ce que j’appelle la confiance en soi.
La question pourrait être :
« Est-ce que je me crois capable de faire face à cette situation ? »
Capable de prendre la parole devant un groupe.
Capable de changer de métier.
Capable d’apprendre quelque chose que je ne maîtrise pas encore.
Capable de gérer une situation nouvelle.
Capable de faire face si tout ne se passe pas exactement comme prévu.
La confiance touche ici à la perception que nous avons de nos capacités.
Sauf qu’en consultation, il m’arrive très souvent d’avoir devant moi une femme qui me dit :
« Je n’ai pas confiance en moi. »
Puis elle me raconte sa vie.
Elle travaille.
Elle gère énormément de choses.
Elle prend des responsabilités.
Elle soutient sa famille.
Elle trouve des solutions.
Elle a traversé des périodes difficiles.
Elle a parfois développé une quantité impressionnante de compétences simplement pour réussir à tenir tout ce qu’elle tient.
Alors parfois, je lui fais remarquer :
« Regardez tout ce que vous venez de me raconter. Est-ce que vous manquez réellement de capacités ? »
Parce qu’on peut être extrêmement capable dans certains domaines…
et pourtant ne plus réussir à compter sur soi lorsqu’il s’agit de savoir ce que l’on veut, ce que l’on ressent ou quelle décision prendre.
Et ce n’est déjà plus exactement la même chose.
- Confiance en soi et estime de soi : « je ne suis pas capable » n’est pas « je ne suis pas assez »
C’est une distinction essentielle.
La confiance touche davantage à la capacité :
« Est-ce que je suis capable de… ? »
L’estime de soi touche davantage à la valeur que l’on se reconnaît :
« Quelle valeur est-ce que je m’accorde ? »
Et derrière beaucoup de « je n’ose pas », je retrouve parfois cette deuxième question.
« Je n’ose pas prendre ma place. »
Mais peut-être aussi :
« Est-ce que ce que j’ai à dire compte suffisamment ? »
« Je n’ose pas demander. »
Mais peut-être :
« Est-ce que mon besoin est suffisamment important ? »
Et puis il y a cette phrase qui revient sous mille formes :
« Je ne suis pas assez. »
Pas assez compétente.
Pas assez intéressante.
Pas assez sûre de moi.
Pas assez claire.
Pas assez forte.
Quand je ne me sens jamais suffisamment « assez », cela influence forcément la manière dont je me regarde.
La place que j’accorde à mes besoins.
Le poids que je donne à mon avis.
La façon dont je reçois une critique.
Ce que je crois devoir prouver avant de me sentir valable.
Le manque de confiance peut alors cacher une autre question :
« Est-ce que je continue à mesurer ma valeur à partir de tout ce qui me manque, de ce que je rate ou de ce que je crois que les autres pensent de moi ? »
Et travailler uniquement ses compétences risque de passer à côté du véritable problème.
- « Je sais… mais je ne m’autorise pas »
Je peux reconnaître mes capacités et commencer à voir ma valeur… sans pour autant m’autoriser à prendre la place qui me correspond.
C’est là qu’une autre question apparaît : celle de la légitimité.
Parce qu’une personne peut parfois savoir.
Elle sait qu’elle est épuisée.
Elle sait qu’une situation ne lui convient plus.
Elle sait qu’elle aurait besoin de dire non.
Elle sait qu’elle aimerait faire autrement.
Elle sait même parfois exactement ce qu’elle veut.
Mais entre le savoir et l’action apparaît une autre question :
« Est-ce que j’ai le droit ? »
Le droit de décevoir quelqu’un.
Le droit de changer d’avis.
Le droit de ne plus être disponible.
Le droit de vouloir autre chose.
Le droit de prendre de la place.
Le droit de ne pas avoir une justification incontestable.
Et derrière ce besoin de permission, il y a parfois cette vieille peur :
« Et si je n’étais pas assez pour me permettre ça ? »
C’est là que l’estime de soi, certaines croyances et la recherche de validation extérieure peuvent venir se mélanger.
Le problème n’est donc plus seulement :
« Est-ce que j’en suis capable ? »
Il devient :
« Est-ce que je me sens suffisamment légitime pour m’autoriser à le faire ? »
La nuance peut sembler fine.
Mais elle change l’endroit où agir.
- « Je ne sais plus à quoi me fier en moi » : quand le manque de confiance cache une perte de repères
Et puis il y a une autre situation que je rencontre énormément.
Une femme me dit qu’elle manque de confiance en elle.
Mais lorsqu’on regarde ce qu’elle vit réellement, elle est surtout dans un brouillard intérieur.
Plusieurs choses se mélangent.
Elle hésite.
Elle doute.
Elle analyse.
Puis elle réanalyse.
Elle demande un avis.
Puis un deuxième.
Puis un troisième.
Elle revient sur ses décisions.
Elle était sûre d’elle hier et une remarque suffit parfois à tout remettre en question aujourd’hui.
Elle ne sait plus très bien si ce qu’elle ressent correspond à une intuition, une peur, une ancienne blessure, une émotion passagère ou une information qu’elle devrait réellement prendre en compte.
Alors elle se demande :
« Est-ce que j’exagère ? »
« Est-ce que je me fais des idées ? »
« Est-ce que c’est moi le problème ? »
« Est-ce que j’ai raison de ressentir ça ? »
« Est-ce que je prends la bonne décision ? »
À force, elle finit par ne plus savoir à quoi se fier.
Et elle traduit tout cela par :
« Je manque de confiance en moi. »
Pourtant, ce qui lui fait défaut n’est pas forcément une capacité supplémentaire.
Elle a peut-être surtout besoin de retrouver des repères suffisamment fiables pour distinguer ce qui se passe en elle.
Retrouver ses repères ne signifie pas être certaine d’avoir raison
C’est une nuance essentielle.
Avoir des repères ne signifie pas devenir infaillible.
Ce n’est pas développer une intuition magique qui nous donnerait toujours la bonne réponse.
Nous pouvons nous tromper.
Mal interpréter une situation.
Changer d’avis.
Prendre une décision qui, avec le recul, ne nous convient finalement pas.
La vraie question n’est donc pas :
« Comment être certaine que j’ai raison ? »
Mais plutôt :
« Est-ce que je sais quoi observer pour faire un choix suffisamment éclairé ? »
Qu’est-ce que je ressens ? Qu’est-ce que j’observe concrètement ? Quels sont les faits et quelle est mon interprétation ? Est-ce une peur, une croyance, un besoin, une limite ? Est-ce que quelque chose de mon histoire est en train de colorer ce que je perçois aujourd’hui ?
Avoir des repères, c’est progressivement construire cette banque d’informations sur soi.
Apprendre à observer comment nous fonctionnons.
Ce qui nous active.
Ce qui nous apaise.
Ce que nous avons tendance à minimiser.
Ce que nous amplifions parfois.
Ce qui nous convient.
Ce qui ne nous convient plus.
Et plus cette connaissance devient fine, plus quelque chose se développe :
le discernement.
Pas la certitude.
Le discernement.
Et pour moi, cette différence n’est pas seulement théorique.
J’ai moi-même longtemps confondu confiance et certitude
J’ai beaucoup travaillé ma confiance en moi en cherchant à devenir plus assurée, plus affirmée, plus certaine de mes choix.
Avec le recul, je comprends que cette manière de faire entretenait aussi quelque chose que je cherchais pourtant à apaiser : mon besoin de contrôle.
Avoir confiance en moi était devenu presque un état à atteindre.
Une manière de me tenir.
De m’affirmer.
De prendre ma place.
De donner l’image d’une femme assurée.
Alors qu’à l’intérieur, je pouvais continuer à douter, remettre les choses en question et dépenser énormément d’énergie avant de réussir à m’arrêter sur un choix.
En voulant avoir confiance en moi, je cherchais finalement encore à obtenir une garantie :
être suffisamment sûre pour ne pas me tromper.
Et j’ai compris avec le temps que me faire confiance ne consistait pas à supprimer cette possibilité.
C’était presque l’inverse.
Accepter que je puisse me tromper, faire un choix imparfait, ne pas tout anticiper… et me faire suffisamment confiance pour assumer ce que ce choix produirait, en tirer les enseignements et me réajuster si nécessaire.
La confiance a alors cessé d’être uniquement une image d’assurance à atteindre.
Elle est devenue davantage une relation avec moi-même.
Pouvoir me dire :
« Je n’ai pas besoin d’être certaine pour choisir. Je peux décider avec les informations dont je dispose aujourd’hui et me faire confiance pour m’adapter demain si j’en ai besoin. »
Et cette différence a changé beaucoup de choses.
Un premier repère à tester
Si tu te reconnais dans plusieurs des situations décrites ici, ne cherche pas immédiatement à savoir laquelle est « la bonne ».
Il est justement possible que plusieurs choses se mélangent.
Essaie plutôt de repérer les moments où tu dis ou penses :
« Je manque de confiance en moi. »
Et demande-toi :
Qu’est-ce qui me manque exactement à cet instant ?
Une compétence ?
La conviction d’être capable ?
La sensation d’avoir suffisamment de valeur ?
La permission de faire ce que je voudrais faire ?
Ou suffisamment de repères pour savoir ce que je pense, ressens ou veux ?
Cette seule question peut déjà éviter de mettre toutes tes difficultés dans la même case.
La suradaptation peut-elle nous faire perdre confiance en nous ?
Parfois, oui. Mais elle n’est ni systématique ni la seule explication possible.
Lorsque nous avons appris pendant longtemps à beaucoup nous ajuster à ce qui se passe autour de nous, un déplacement peut progressivement s’opérer.
On observe les réactions de l’autre. On anticipe ses attentes. On évite de décevoir. On ajuste ce que l’on dit, ce que l’on fait, parfois même ce que l’on montre de soi.
Et à force de regarder dehors pour savoir comment être dedans, l’extérieur peut finir par devenir plus fiable que l’intérieur.
Je sais ce que l’autre veut, mais je ne sais plus très bien ce que je veux.
Je comprends ce que l’autre ressent, mais j’ai du mal à identifier ce que je ressens.
Je sais comment éviter de déplaire, mais je ne sais plus exactement ce que j’aurais choisi si je n’avais pas eu peur de déplaire.
À force de m’adapter, je peux finir par m’oublier.
Et cette perte de repères peut elle aussi être interprétée comme un manque de confiance en soi.
Pourquoi certaines méthodes pour retrouver confiance en soi ne fonctionnent pas toujours
Le problème n’est pas nécessairement que les outils proposés pour développer la confiance soient mauvais.
Ils peuvent être très utiles.
Mais un très bon outil peut donner peu de résultats lorsqu’on l’utilise au mauvais endroit.
Faire sortir quelqu’un de sa zone de confort peut être intéressant.
Mais que se passe-t-il si cette personne est déjà épuisée et se force depuis des années ?
Lui apprendre à s’affirmer peut être utile.
Mais que doit-elle affirmer si elle ne sait même plus clairement ce qu’elle veut ?
Développer ses compétences peut avoir du sens.
Mais pas forcément si elle possède déjà ces compétences et que son problème se situe davantage dans la valeur qu’elle s’accorde.
Répéter des phrases positives risque également d’être insuffisant si, derrière, des croyances beaucoup plus anciennes continuent de lui dire qu’elle n’est pas assez.
Et chercher encore davantage de réponses extérieures peut même parfois entretenir le problème lorsque l’enjeu devient justement de réapprendre à se consulter.
C’est pour cela qu’avant de chercher une solution, j’aime revenir à une question beaucoup plus simple :
Qu’est-ce qui se passe réellement ?
Lorsque plusieurs réalités restent confondues, nous pouvons nous épuiser à travailler au mauvais endroit.
Retrouver l’estime de soi ne signifie pas se convaincre qu’on est formidable
Il existe un autre piège.
Celui qui consisterait à remplacer :
« Je ne suis pas assez »
par :
« Je suis extraordinaire. »
Je ne crois pas qu’une estime de soi solide se construise uniquement en essayant d’avoir une vision positive de soi.
Elle demande aussi de pouvoir se regarder avec suffisamment d’honnêteté.
Reconnaître ses ressources.
Ses qualités.
Ses capacités.
Mais également ses fragilités.
Ses contradictions.
Ce que l’on ne sait pas encore faire.
Ce que l’on aimerait encore faire évoluer.
Et surtout, ne plus utiliser chacune de ces imperfections comme une preuve que nous valons moins.
Pour moi, s’estimer, c’est aussi pouvoir se dire :
« Voilà qui je suis aujourd’hui. Avec tout ça. Et je peux partir de là. »
L’imperfection ne vient alors plus systématiquement remettre notre valeur en question.
Et nous avons moins besoin de devenir une version parfaitement maîtrisée de nous-mêmes pour nous sentir légitimes face au monde extérieur.
Le manque de confiance en soi peut finir par coûter une partie de sa vie
Parce qu’à force de ne pas oser, on ne fait pas.
On reporte.
On évite.
On reste.
On rumine.
On demande encore un avis.
On réfléchit tellement qu’on n’agit plus.
Puis on se reproche de ne pas avancer.
On se dévalorise.
On se dit qu’on devrait être capable.
On culpabilise.
Et cette absence d’action devient parfois une nouvelle preuve contre soi :
« Tu vois bien que tu n’es pas capable. »
Le cercle se referme.
Pendant ce temps, certaines décisions restent en suspens.
Certaines occasions passent.
Certaines situations qui ne nous conviennent plus perdurent.
Certaines envies sont repoussées.
Une énergie considérable est dépensée à hésiter, anticiper, vérifier, ruminer et se juger.
Et à force de passer son temps à se demander si l’on peut compter sur soi, on peut finir par passer à côté de deux choses :
sa vie.
Et soi-même.
Alors, comment retrouver confiance en soi ?
Je commencerais peut-être par ne pas essayer d’en avoir davantage.
Pas tout de suite.
Je commencerais par préciser ce que cette phrase signifie réellement pour toi.
Parce que selon que tu ne te crois pas capable, que tu ne te sens pas assez, que tu ne t’autorises pas ou que tu ne sais plus à quoi te fier en toi, l’endroit où agir ne sera pas le même.
Retrouver confiance en soi peut alors commencer autrement.
En apprenant à distinguer ce qui se passe réellement.
À mieux t’observer.
À reconnaître tes capacités sans nier tes fragilités.
À identifier certaines croyances à travers lesquelles tu te regardes.
À retrouver des repères qui te correspondent.
Et à accepter que te faire confiance ne signifie pas ne plus jamais te tromper.
Parce que le changement que j’observe chez les personnes que j’accompagne n’est pas qu’elles deviennent soudain certaines de tout.
Elles doutent moins longtemps.
Elles savent mieux quoi regarder.
Elles font davantage la part des choses.
Elles reviennent moins systématiquement sur leurs décisions.
Elles reconnaissent plus facilement ce qu’elles ressentent.
Elles savent davantage ce qui leur appartient et ce qui appartient à l’autre.
Elles choisissent avec plus de sérénité.
Et lorsqu’elles se trompent, elles peuvent progressivement se réajuster sans transformer immédiatement cette erreur en preuve qu’elles sont incapables de décider.
Elles deviennent petit à petit leur propre référence.
Et derrière ce que l’on appelait au départ « confiance en soi », quelque chose de beaucoup plus profond commence alors à se construire :
« Je peux compter sur moi. »
Pas parce que j’ai toujours raison.
Pas parce que je n’ai plus peur.
Pas parce que je ne doute jamais.
Mais parce que je sais davantage m’observer, distinguer, choisir et me réajuster.
Je n’ai plus besoin d’être certaine de moi pour pouvoir compter sur moi.
Et c’est peut-être là que la confiance cesse d’être un objectif abstrait pour devenir quelque chose de beaucoup plus concret :
du discernement, de l’autonomie et, progressivement, davantage de liberté intérieure.
Et si tu ne savais simplement plus où agir ?
Si tu t’es reconnue dans plusieurs parties de cet article, il est possible que ton impression de « manquer de confiance » ne vienne pas d’un seul endroit.
Peut-être que plusieurs choses se mélangent.
De l’épuisement.
Des croyances anciennes.
Une estime de toi fragilisée.
Des émotions difficiles à distinguer.
Une tendance à beaucoup t’adapter.
Une histoire relationnelle.
Des mécanismes de protection.
Une perte progressive de tes propres repères.
Et lorsque tout se mélange, ajouter une nouvelle méthode pour « avoir confiance en soi » n’apporte pas nécessairement davantage de clarté.
C’est précisément le rôle de La Boussole.
Faire le tri.
Distinguer ce qui relève de quoi.
Repérer ce qui semble entretenir tes difficultés aujourd’hui.
Identifier ce qui mérite ton attention maintenant, ce qui pourra être travaillé plus tard et les pistes qui ne sont peut-être tout simplement pas les plus pertinentes pour toi.
Pas pour te donner une nouvelle étiquette.
Pas pour t’expliquer qui tu es à ta place.
Mais pour t’aider à retrouver suffisamment de clarté pour savoir où agir.
Parce qu’avant de chercher à avoir davantage confiance en toi, le premier pas peut parfois être de comprendre ce qui t’empêche aujourd’hui de pouvoir compter sur toi.
À propos de Natacha
Natacha accompagne les personnes sensibles, épuisées ou en perte de repères lorsque plusieurs difficultés ont fini par se mélanger au point qu’elles ne savent plus clairement ce qu’elles ressentent, ce qu’elles veulent ni où agir.
Son approche intégrative consiste à distinguer les mécanismes qui peuvent s’entrecroiser — histoire relationnelle, émotions, corps, modes d’adaptation, croyances ou fonctionnement individuel — afin d’éviter les explications réductrices et d’identifier les leviers les plus pertinents.
Son objectif : aider chacun à retrouver des repères plus fiables, gagner en autonomie et devenir progressivement son propre appui.
Questions fréquentes sur le manque de confiance en soi
Comment savoir si je manque réellement de confiance en moi ?
Commence par préciser ce que « manquer de confiance » signifie concrètement pour toi. Est-ce que tu ne te crois pas capable de faire quelque chose ? Est-ce que tu doutes de ta valeur ? Est-ce que tu sais ce que tu voudrais faire mais ne te sens pas légitime pour le faire ? Ou est-ce que tu ne sais plus très bien à quoi te fier dans ce que tu ressens, penses ou perçois ? Ces difficultés peuvent se ressembler dans la vie quotidienne, mais elles n’indiquent pas nécessairement le même endroit où agir.
Quelle différence entre confiance en soi et estime de soi ?
La confiance en soi concerne davantage la perception de ses capacités : « Est-ce que je me crois capable de faire face, d’agir ou d’apprendre ? » L’estime de soi concerne davantage la valeur que l’on se reconnaît : « Quelle valeur est-ce que je m’accorde, y compris lorsque je me trompe, échoue ou ne corresponds pas aux attentes ? » Les deux peuvent s’influencer sans pour autant être identiques.
Pourquoi est-ce que je doute de moi alors que je suis compétente ?
Parce que la compétence ne suffit pas toujours à produire un sentiment de confiance intérieure. Il est possible d’être très capable dans son travail ou dans la gestion du quotidien tout en doutant de ses perceptions, de ses décisions, de ses besoins ou de sa légitimité. Dans ce cas, développer encore davantage ses compétences ne répond pas forcément à ce qui entretient le doute.
La suradaptation peut-elle faire perdre confiance en soi ?
Elle peut y contribuer chez certaines personnes. À force d’observer les attentes, réactions et besoins extérieurs pour savoir comment agir, il peut devenir plus difficile d’identifier ses propres besoins, limites, émotions ou préférences. L’extérieur prend alors beaucoup de poids dans la décision. Mais la suradaptation n’est qu’une piste parmi d’autres : elle ne doit pas devenir une explication automatique du manque de confiance.
Comment retrouver confiance en soi quand on doute de toutes ses décisions ?
L’objectif n’est pas nécessairement de supprimer le doute ni d’être certaine de prendre la bonne décision. Il peut être plus utile d’apprendre à distinguer les faits, les émotions, les peurs, les interprétations, les besoins et les expériences passées qui influencent le choix. Peu à peu, se faire confiance peut signifier : faire un choix suffisamment éclairé, accepter qu’il puisse être imparfait et se savoir capable de se réajuster.
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